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Valentin Gautier : "Louis Burton navigue décomplexé"

Entre son nouveau job à temps plein de jeune père et le suivi du chantier de son autre bébé, Banque de Léman, Valentin Gautier vit des journées bien remplies. Le #159 de Valentin et Simon Koster vient de se refaire une carène, son moteur a été reculé et son système de ballast est train d’être optimisé. « L’objectif est de fiabiliser la structure du bateau comme les V2 et V3 l'ont été, » explique Valentin. « Nous visons une mise à l’eau mi-février. » D’ici là, une bonne partie de la flotte du Vendée Globe sera arrivée aux Sables d’Olonne. Le skipper suisse commente pour le site de The Race Around ces derniers jours de course et livre son sentiment sur ce finish sans précédent dans l’histoire de la course autour du monde sans escale.



C’est simplement extraordinaire de voir autant de bateaux groupés qui vont se disputer le podium sur le finish. Je ne crois pas que ce soit déjà arrivé dans un Vendée Globe. Sur une note générale, je trouve que la majorité des projets encore en course sont là où ils devraient être. Il y a des skippers comme Pip Hare, qui font des courses extraordinaires. On voit que la plupart se sont très bien préparés pour être dans leur objectif. Alan Roura (La Fabrique) fait preuve de beaucoup de courage et de résilience. Pour le coup, lui, n'est pas à sa place mais il donne tout ce qu'il peut pour contrer les coups du sort.


Je note que beaucoup de projets qui n’étaient pas connus du grand public jouent les places d’honneur. Je pense bien entendu à Louis Burton (Bureau Vallée 2). Personne ne le voyait faire aussi bien je pense. Avec un budget maîtrisé et une bonne équipe, on arrive à faire de belles choses sur le Vendée et c’est plutôt une bonne nouvelle pour la classe Imoca et la voile en général.



Louis fait de bons choix au bon moment. Déjà dans l’anticyclone de St-Hélène, son choix de faire cap au Sud-ouest pour aller chercher du vent avait bien payé. Et ils n’étaient pas nombreux à faire la même chose. Sa réparation au large de l’île de Macquarie était vraiment impressionnante. Comme personne ne l’attendait à cette place, il navigue décomplexé, relâché alors que d’autres sont plus sous la pression de faire un résultat.


Je ne le connais pas personnellement mais ceux qui le connaissent le décrivent comme quelqu’un de toujours hyper positif. Il doit avoir un sacré mental. Sa réparation à Macquarie a dû le galvaniser parce que tout aurait pu s’arrêter et il a pu repartir. Il est vraiment dans une spirale ascendante.


C’est très intéressant de voir comment les skippers choisissent les options en fonction de l’état de leur bateau sur cette fin de course. On voit bien que Charlie Dalin (Apivia) a beaucoup de mal à contrôler Louis Burton (Bureau Vallée 2). Chacun cache ses soucis techniques alors on essaie de deviner leurs problèmes en fonction de leur stratégie. On aura les réponses à l’arrivée quand ils dévoileront les dessous de leur course. Il y a encore 5-6 bateaux qui peuvent prétendre au podium. Ils vont tout donner dans cette dernière partie de la course. Avec cette grosse dépression que certains vont rencontrer dans l’Atlantique nord, j’espère que tous vont réussir à rentrer aux Sables d'olonne sans problème.


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Photo 1: Roesti Sailing Team

Photo 2: Louis Burton Autour du Monde

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